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lunes, 27 de septiembre de 2021

/farouche/

Définition de farouche

 

-) Adjectif.

 

-) Pluriel : farouches.

 

-) Étymologie : d'origine incertaine : on conjecture que « farouche » est un dérivé du latin foras « dehors ».

 

-) 1. (D’un animal) qui n’est pas apprivoisé ; qui fuit devant une personne ; qui ne se laisse pas approcher par les humains.

 

-) Antonyme de « farouche » : apprivoisé.

 

-) Traduction : salvaje, en espagnol ; wild, en anglais ; selvaggio, en italien.

[…] pour adoucir le caractère des chevaux farouches.

François Rozie… Cours complet d'agriculture 1781

[Ce coucou] est d’un naturel si peu farouche et si peu défiant, que les petits nègres le prennent à la main.

Georges Buffon… Les Oiseaux 1831

… le grand lion tourna vers la tigresse son crâne rougeâtre. Quelque chose de tendre émana de la bête farouche, à quoi la tigresse répondit par un miaulement, son long corps coulé dans l’herbe.

J.-H. Rosny Aîné… La guerre du feu 1909

-) 2. (D’une personne) qui craint ou évite le contact avec d’autres personnes.

 

-) Synonymes de « farouche » : insociable, misanthrope, timide, intraitable.

 

-) Antonymes de « farouche » : sociable, traitable.

 

En vain M. de Montragoux la pressait de devenir sa femme ; elle résistait aux prières, aux larmes, aux objurgations, se refusait aux caresses les plus légères de son époux et courait s’en fermer dans le cabinet des princesses infortunées, où elle demeurait seule et farouche des nuits entières.

Anatole France… Les Sept Femmes De La Barbe-Bleue 1909

Ils finissent par se détester eux—mêmes ; farouche, solitaire, timide et cruel, le tyran vit dans ses palais d'ennuis et de soupçons.

Fantin Desodoards… Histoire d'Italie 1803

-) En particulier : (d’une femme) qui n’est pas facile à courtiser.

 

Quand nous étions ainsi arrêtés quelques minutes, je connaissais que cette fille, farouche aux hommes jusqu’ici, commençait à penser...

Eugène Le Roy… Jacquou le Croquant 1900

-) 3. (De quelque chose de personnel) qui manifeste faroucherie, ou la crainte du contact humain.

 

Dès qu’elle apercevait un étranger, son instinct de timidité farouche la portait à fuir.

Paul Féval… Le loup blanc 1878

-) 4. a. (D’une personne) qui agit avec brutalité ; d’une rudesse comparable à celle des animaux sauvages. b. (De quelque chose de personnel, comme comportement, voix, etc.) qui manifeste la rudesse ou la brutalité de la personne ou sa sévérité.

 

-) Synonymes : barbare, cruel, violent. 

 

[…] nous nous trouvions en face d'un adversaire farouche et intraitable.

Augustin Regnault… La France… 1850-1870

Ses traits étaient durs et son regard farouche.

Gustave Aimard… La Tour des Hiboux 1864

[…] les ordres de ce tyran farouche.

Fulgence Girard… Mystères 1880

Pas de grâce ! Pas de pitié ! reprit cette femme d'une voix farouche.

Fulgence Girard… Mystères 1880

[…] simple, facile à tromper, très doux et prompt à l’amour sous une apparence rude et farouche.

Anatole France… Les Sept Femmes… 1909

Elle parut prononcer ces dernières paroles avec effort, en dépit de son farouche orgueil.

Guillaume Apollinaire… Les trois Don Juan 1914

Il prononça ces derniers mots avec une gravité farouche.

Georges Bernanos… L’imposture 1927

-) Dérivés : farouchement, faroucherie, effaroucher, faroucheté (= caractère de quelqu'un de farouche). 

 

lunes, 30 de agosto de 2021

/fade/

/fade/

-) Adjectif masculin et féminin.

-) Pluriel : fades.

-) Étymologie : on conjecture que « fade » soit un dérivé du latin fatuus « insipide »

-) Datation : trouvé dans les œuvres littéraires depuis la fin de 1100.

 

-) 1. (D’une chose sensible au goût) qui n'a aucune saveur ou dont la fadeur la rend désagréable.

-) Synonyme de « fade » : insipide.

-) Dérivés de « fade » : affadir, affadissement, fadir, fadement, fadeur.

-) Antonymes de « fade » : appétissant, assaisonné, épicé, savoureux. 

-) Traduction : soso, en espagnol ; scipito, en italien ; insipid, en anglais.

[La] chair [du tapir] est fade et grossière, cependant les Indiens la mangent.

Georges Buffon… Œuvres 1818

Les plantes dont la saveur est fade sont susceptibles de quelques propriétés que n'ont pas celles qui sont purement insipides.

Alexandre Gautier… plantes médicinales 1822

Les végétaux [de Valence], très beaux d'aspect, ont un goût aqueux et fade.

Paul Lastours… L'Espagne historique 1863

Il ne faut pas se faire illusion sur les fruits des tropiques ; ils sont loin de valoir ceux des climats tempérés ; les oranges elles-mêmes perdent à la trop grande chaleur leur parfum, et deviennent fades et sèches sous l’action d’un soleil trop ardent.

Julien Rochechouart… Pékin… 1878

-) 2. Par extension sémantique : (d’une chose sensible à l’odorat) a. Qui n’émoustille pas celle o celui qui la perçoit à cause de la faiblesse de son odeur. b. Désagréable, même si l’odeur est faible.

Au fond de la malle, j'apperçois des centaines d'animaux qui ont un caparaçon de parchemin d'un brun clair et luisant ; ils imprègnent ce qu'ils rongent d'une odeur fade et musquée

Louis-Ange Pitou… Voyage à Cayenne 1807

[...] aller respirer au grand air une atmosphère moins fade et moins nauséabonde.

Jules Gros… Voyages et aventures... 1829-1891

Il est peu de champignons aussi communs dans les bois [...] Il a une odeur fade, désagréable, une saveur styptique.

Charles Flandin… Traité des poisons... 1846-1853

-) 3. (D’une chose sensible à la vue) qui n’émoustille pas celle o celui qui la perçoit, par son manque de grâce.

La manière de cette peinture est la même que celle de Cimabué, sans dessin, sans rondeur, sans coloris, fade et misérable de tout point.

Charles De Brosses… Lettres historiques et critiques sur l'Italie 1858

Il y avait également une jeune fille d'une vingtaine d'années, de beauté fade, grassouillette et blonde.

Le Figaro 1854

-) 4. (D’une chose sensible à l'ouïe) qui n’émoustille pas celle o celui qui la perçoit, par son manque de grâce ou par sa monotonie.

-) Antonyme : mélodieux.

[...] sourire à une fade galanterie.

Pigault-Lebrun… La famille Luceval 1806

-) 5. (D’une personne) qui manque de grâce, comme s’il s’agissait d’un comestible insipide.

[...] une petite pensionnaire, blonde, bistrée, fade et gracile, minaudant, les cheveux nattés, enrubannés de bleu

Georges Eekhoud… La faneuse d’amour 1926

 

lunes, 16 de agosto de 2021

/vulnérable/

 

/vulnérable/

 

-) Adjectif.

 

-) Datation : depuis le début de 1700.

 

-) Étymologie : du latin vulnerabilis « qui peut être blessé », dérivé du verbe vulnerare « blesser », et, celui-ci, de vulnus « blessure ».

 

-) 1. Qui peut être blessé ou affecté par un agent pathogène.

 

-) Antonymes de « vulnérable » : invulnérable, blindé, cuirassé.

 

-) Traduction : vulnerable, en espagnol ; vulnerable, en anglais ; vulnerabile, en italien.

-) 2. (D’une chose matérielle) qui peut être endommagée.

 

-) 3. (De quelqu’un) qui peut être facilement offensé.

 

-) Antonyme : invulnérable. 

 

-) Dérivés de « vulnérable » : vulnérabilité, invulnérabilité, invulnérable.

 

sábado, 8 de mayo de 2021

/unicolore/

 

/unicolore/

-) Adjectif.

-) Pluriel : unicolores.

-) Étymologie : du latin unicolor, analysé en unus « un seul, mono- » + color « couleur ».

-) Datation : trouvé dans les œuvres littéraires depuis le début de 1800.

 

-) Définition : qui est d'une seule couleur.

-) Synonymes de « unicolore » : monocolore ; monochrome.

-) Antonymes de « unicolore » : multicolore, bariolé, bigarré, versicolore, polychrome, polychromé

-) Traduction : espagnol unicolor, anglais unicolor, italien unicolore.

 

[...] on choisit particulièrement les marbres unicolores, ou les marbres à grandes veines.

François Beudant… Minéralogie 1824

Le pendula a des feuilles d’un vert brillant [...] ; ses fleurs sont supportées sur des épis bien développés ; elles sont plus longues que celles des Jacinthes, jaunes à la base, rouges au milieu et vertes à la gorge. On en distingue une variété à feuilles unicolores.

La Belgique Horticole, volume 1 1851

[M. Bourcart] envoya M. Heurtaux à bord du Caulaincourt, pour l’excuser de n’avoir pu rendre son salut avec un pavillon qui de tricolore était devenu unicolore ; et quelle couleur, le pavillon noir !

Jules Verne… Les Histoires… 1901

 

sábado, 27 de febrero de 2021

/terne/

 

/terne/

 

-) Adjectif.

 

-) Étymologie : déverbal de « ternir ».

 

-) Datation : trouvé dans les œuvres littéraires depuis le début de 1500.

 

1. (De quelque chose, de sa couleur, d'une source de lumière, etc.) qui manifeste de la ternissure, qui n'a point ou qui a peu d'éclat ; qui répand ou reflète peu de lumière. Particulièrement : (du jour, le ciel, etc.) qui a peu de clarté ; qui est sombre.

 

-) Synonymes de « terne » : fade, décoloré, pâle, sombre, obscur, opaque.

 

-) Antonymes de « terne » : brillant, éclatant, étincelant, rutilant, doré, éblouissant, radieux.

 

-) Traduction : opaco, en espagnol ; opaque, en anglais ; opaco, en italien.

Lorsque le jour reparut, gris, terne, plus glacé encore que la nuit…

Michel Morphy… La dame blanche 1796

Et en s'en allant, elle a emporté les rayons, l'éclat du jour devenu terne, tout le meilleur de moi-même, et j'ai cru sentir dans ma poitrine un immense vide.

Théodore Banville… Marcelle Rabe 1801

J'avais beaucoup d'argent, et je n'ignorais pas qu'avec cet heureux métal on éblouit les yeux les plus ternes comme les plus brillants.

Giacomo Casanova… Mémoires 1825

La nuit se fait plus noire sous la masse floconneuse et terne des vapeurs qui planent lourdement dans une chaude et calme atmosphère.

Louis Noir… Le secret du dompteur 1837

La pâleur terne et blafarde de son visage.

Louis Noir… Le secret du dompteur 1837

A côté de ces tons de couleur si purs, si lumineux, l'azur du ciel paraissait pâle, et l'émeraude delà mer était terne.

Henri Lebrun… Tous les voyages au pôle nord 1843

[…] un ciel assez souvent terne.

Louis Reybaud… Voyage autour du monde 1848

On était encore en hiver, un crépuscule terne colorait faiblement la cime des toits, et de larges ombres s'allongeaient partout, embrouillant les objets éloignés dans une masse confuse.

Ernest Feydeau… Sylvie 1861

[…] des collines d'un vert terne.

Hippolyte Taine… Notes sur l’Angleterre 1872

Les pierres d'ornement, comme le marbre, ne prennent leur bel aspect que lorsqu'elles sont polies ; dégrossies et même sciées, elles restent ternes, sans couleurs apparentes, elles ressemblent à une pierre quelconque.

Alphonse Debauve… Matériaux de construction 1884

Soudain il vit surgir, au premier tournant de cette route, une masse terne et confuse, mais qui, peu à peu, en s’avançant, devint plus distincte et se profila nettement.

Albert Cim… Contes et souvenirs de mon pays 1913

2. Métaphore : a. (De quelque chose) qui manque de splendeur ou de magnificence. b. (Du regard) qui n’a pas une apparence de gaieté.

 

-) Synonymes : banal, quelconque, ennuyeux, fade.

 

-) Antonymes : intéressant, splendide, magnifique.

 

[…] ce regard terne […], qui est celui des fous.

Émile Gaboriau… La clique dorée 1871

3. Par métaphore : (d’une personne) dont le comportement manque de splendeur ; qui n’a rien d’admirable.

 

-) Dérivés du verbe « ternir » : ternissement, ternissure.

 

miércoles, 28 de agosto de 2019

_lisible_


Adjectif.

Étymologie : dérivé de LIRE + -ible.

Datation : trouvé dans les œuvres littéraires depuis la fin de 1400.

1. (D'une écriture, d’une inscription, de caractères d'imprimerie, etc.) qui est aisé à lire.

Traduction : legible, en espagnol ; readable, en anglais ; leggibile, en italien.
Antonyme : illisible.

… les derniers mots étaient à peine lisibles.
Alexandre Dumas, Fils… La dame aux camélias 1848
… à peine peut-il réussir quelquefois à signer son nom d'une manière lisible.
Charles DeGuise… Hélika 1872
… ces livres de science, d’histoire, les uns si immenses qu’il fallait les étaler à terre pour les ouvrir, les autres hauts comme l’ongle, lisibles seulement à la loupe, dorés, fins, précieux…
Alphonse Daudet… Contes du Lundi 1873
C’était encore l’écriture de Meaulnes, mais rapide, mal formée, à peine lisible ; de petits paragraphes de largeurs inégales, séparés par des lignes blanches.
Alain-Fournier… Le grand Meaulnes 1913
2. (D'une œuvre, d'un auteur, d’un roman, etc.] qui mérite d'être lu.

Son livre se laisse lire comme un roman, — un roman lisible et fascinateur…
L’année poétique… 1899
3. (D'une chose) qui peut être lu par un lecteur optique.

Dérivé : lisiblement.

viernes, 22 de marzo de 2019

/primesautier/


/primesautier/, /primesautière/

 

Adjectif.

 

-) Pluriel : primesautiers, primesautières. 

 

-) Étymologie : dérivé de « prime saut », du syntagme de prime saut (= subitement).

 

-) Datation : trouvé dans les œuvres littéraires depuis le début de 1700.

 

 

1. (D’une personne ou un autre animal) qui agit d’une manière subite, presque sans délibération, comme si l’action était impulsée inopinément.

 

-) Traduction : impulsivo, en espagnol ; impulsive, en anglais ; impulsivo, en italien.

 

-) Antonyme de primesautier : réfléchi.

 

-) Synonymes de primesautier : impulsif, inconsidéré, indélibéré.

Ces adjectifs peuvent être employés comme nom masculin et féminin : un primesautier, une primesautière, etc.

La pièce à propos du volume de Musset est bonne, insolente, [...] un peu longue seulement, surtout (et rien que là) vers la fin. Si tu pouvais la condenser un peu (chose facile à toi qui n’es pas un prime-sautier), ce serait parfait.

Gustave Flaubert… Correspondance

2. (D'une œuvre, une faculté, une action personnelle, etc.) caractérisée par une impulsivité ou par un peu de délibération.

 

[...] il excellait à mêler les souvenirs historiques et les chroniques locales aux mouvements primesautiers de son imagination active et enjouée.

Le comte de Falloux… Études et souvenirs 1885

C'est que Charles VII est surtout une étude, écrivait l'auteur, une étude laborieusement faite, et non pas une œuvre primesautière.

Hippolyte Parigot… Le Drame… 1973

Ce qu'il y a d'incontestable, en dehors même de toute doctrine, c'est l'analogie qui existe entre certaines manifestations de la vie végétale, et les instincts les plus primesautiers, les plus obscurs de l'animalité.

Revue moderne… 1865

 

miércoles, 6 de febrero de 2019

enjoué

_enjoué_, _enjouée_

Adjectif.

Étymologie : c’est analysé en préfixe en- + le mot JEU.

Définition : (de quelqu’un ou de sa tournure) qui a de l'enjouement, ou qui le manifeste.

Traduction : jocoso, en espagnol ; jocose, en anglais ; giocoso, en italien.

Datation : trouvé dans les œuvres littéraires depuis la fin de 1200.

Antonymes : chagrin, maussade, renfrogné, sérieux, sévère, triste.

… vous êtes enjoué, elle est sérieuse…
Alain-René Lesage… Histoire de Gil Blas 1715
Un soir que Frédéric s'était montré plus enjoué qu'à l'ordinaire, mademoiselle Darcy, pendant qu'on prenait le thé, alla s'asseoir dans une petite pièce reculée.
Alfred De Musset… Œuvres Complètes 1837
… je fus gai, enjoué, galant durant toute cette soirée…
Léo Lespès… Le livre de beauté 1854
Dans les premières années, mon oncle me traita comme si j'eusse été son propre fils. Il tâcha, par toute sorte de caresses, d'amusements et même de dépenses, de me rendre l'humeur gaie, joviale, enjouée, folâtre.
Amans Monteil… Histoire des Français des divers états 1817
Le repas fut court, mais enjoué.
George Sand… Valentine 1832
Quoiqu' elle ait le caractère enjoué et un peu moqueur, elle me semble avoir l'esprit rempli d'idées fort tristes…
Œuvres de Georges Sand 1842
Je fixe avec la plume les tableaux gais ou tristes qui se déroulent sous mes yeux ; j'en compose des récits enjoués ou tristes, quelquefois empreints d'une douce mélancolie.
Le Figaro 1854
Abusant de la candeur de Bruno, qui se laissait tout faire par lui sans défiance, il trouva drôle d'attacher un arrosoir à la queue du bon animal, et quand ce fut fait — frappant dans ses mains, sautant et gambadant derrière le chien, il fit tout ce qu'il put pour exciter son humeur enjouée.
Mick Noël… Les Mésaventures du petit Paul 1862
J'ai bien peur, monsieur le duc, que mon dîner ne vous paraisse une vengeance, répondit Sigognac avec une courtoisie enjouée
Théophile Gautier… Le capitaine Fracasse 1863
Le recueil des Lettres de Cicéron est le plus ancien qui nous soit parvenu, mais ce n'est pas le premier qui ait été publié. Caton le Censeur avait publié les lettres qu'il adressait à son fils. Mummius en avait écrit du siège de Corinthe à ses amis ; c'étaient des lettres enjouées
Paul Albert… littérature romaine 1870
Tout à coup la porte de la chambre du duc s'ouvrit, et l'on entendit à travers les portières sortir de cette chambre des voix enjouées.
Alexandre Dumas… La dame de Monsoreau v.2 1890
L'écho d'une conversation enjouée parvint aux oreilles d'Yvonne.
Les Dimanches… 1922
Dérivé : enjouement.

martes, 30 de octubre de 2018

perclus

_perclus_, _percluse_

Adjectif.

Pluriel : perclus, percluses.


Étymologie : on conjecture que c’est un dérivé d’un latin médiéval perclusus, participe de percludere (= fermer entièrement), lequel est analysé en per, préfixe intensif, + claudere (= fermer).


Datation : trouvé dans les œuvres littéraires depuis le début de 1400.

1. (D’une personne ou d’un autre animal) qui est rendu partiellement ou entièrement incapable de se mouvoir à cause d’une maladie, ou d'une infirmité.

Synonymes : impotent, paralysé.

Traduction : paralizado, en espagnol ; paralyzed, en anglais ; paralizzato, en italien.
À la vue de ces bons plats, mon vieux maître, que je croyais perclus de tous ses membres, me montra qu'il n'avait pas entièrement encore perdu l'usage de ses bras.
Alain-René Lesage… Histoire de Gil Blas 1715

-) Substantivé :

… déjà les boiteux croyaient aller droit, et les perclus pensaient retrouver le premier usage de leurs membres…
Revue XVII siècle 1949
2. (D’une personne) qui est rendu partiellement ou entièrement incapable de se mouvoir à cause du froid, de la fatigue, etc.

… ceux qui couchent à l'air, sans se couvrir au moins la poitrine, deviennent quelquefois perclus de tous leurs membres.
Bernardin Pierre… Harmonies… tome II 1820
  Alors, perclus de froid, les mains tremblantes, la figure violette, il sortit de l'auberge et continua sa route…
La France Littéraire, 1832-1843
Les fourrures nous manquent pour cela, et l'aurore nous trouverait tous perclus, gelés et blancs de givre, comme fruits confits de sucre.
Théophile Gautier… Le capitaine Fracasse 1863
3. (D’une personne) qui est rendu partiellement ou entièrement incapable de se mouvoir à cause d’une émotion, de stupéfaction, etc.

Eux ne savaient où se mettre, tant ils étaient perclus de timidité, et lui cherchait le coin où le colosse n'encombrerait personne…
Le Petit Parisien, 1876-1944
Cette fois M. Lantin s'assit perclus d'étonnement.
Guy de Maupassant… Claire de Lune 1884
Dérivé de perclus : perclure (verbe trans.) rendre perclus.